Marie-Josèphe JUDE


Née d’un père français et d’une mère sino-vietnamienne, c’est à Nice que Marie-Josèphe Jude suit ses premières leçons de harpe et de piano. Encouragée par Gyorgy Cziffra, elle entre dès l’âge de 13 ans au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Artiste des plus précoces, elle y obtient à peine trois années plus tard un Premier Prix de Piano et une Licence de Concert de harpe à l’École Normale de Paris. Elle est admise en cycle de perfectionnement dans la classe de Jean-Claude Pennetier. En 1986, le compositeur Maurice Ohana lui ouvre les portes de la musique contemporaine et en fait son interprète favorite.
Forte de ce parcours, Marie-Josèphe Jude est finaliste du très réputé concours Clara Haskil en 1989, et consacrée « Nouveau Talent » des Victoires de la Musique en 1995.

Elle parcourt dès lors les salles et festivals du monde entier, de Montpellier à Bath, de la Roque d’Anthéron à Kuhmo, de Bagatelle à Locarno. Elle joue en soliste sous la direction de F. Brüggen C. Dutoit, M. Foster, E. Krivine, J.-Y. Ossonce, A. Tamayo ou encore K. Weise, accompagnés d’orchestres prestigieux tels que l’Orchestre de Paris, l’Orchestre Philharmonique de Nice ou l’Orchestre National de Lyon pour la France, l’Orchestre de l’Académie Chopin de Varsovie, du BBC Scottish Orchestra, l’Orchestre Symphonique de Bâle ou l’Orchestre Philharmonique du Luxembourg pour l’étranger.

La musique de chambre lui permet enfin de renouer avec une pratique plus intimiste de son instrument. Elle forme depuis 1997 un duo de piano avec Jean-François Heisser. Pour le répertoire avec cordes ou vent, elle retrouve ses amis L. Claret, H. Demarquette, L. Korcia, P. Moraguès, X. Phillips, M. Portal et pratique également avec bonheur l’art de la mélodie en compagnie de M. Delunsch ou J. Corréas. Elle collabore enfin régulièrement à de nombreux ballets avec son frère Charles Jude, danseur étoile et directeur du ballet de Bordeaux.

Le disque est par ailleurs un véritable fil rouge dans la carrière de Marie-Josèphe Jude. Ainsi enregistre-t-elle notamment depuis 1993 l’intégrale des œuvres pour piano seul de Brahms (cinq disques Lyrinx parus à ce jour). Elle enregistre parallèlement Mendelssohn (Lyrinx, « Choc du Monde de la Musique » et ffff de Télérama), Jolivet (Lyrinx, « Diapason d’Or » et ffff de Télérama), Dutilleux et Ohana (Harmonia Mundi, « Choc du Monde de la Musique »)…
Un enregistrement du quintette de G. Witkowski (avec le Quatuor Debussy) paraîtra à l’automne 2006.